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Résumé:

Dans l’ancienne Cité-État de Gujaareh, la paix est la seule loi. Sur les toits et parmi les ombres des rues pavées attendent les collecteurs, gardiens de cette paix. Serviteurs de la Déesse des Rêves, leur devoir est de récolter la magie de l’esprit endormi et de l’utiliser pour guérir, apaiser… ou tuer ceux qui sont jugés corrompus.
Mais lorsqu’une conspiration éclate au sein du temple, Éhiru, le plus célèbre des collecteurs, doit remettre en question tout ce qu’il sait. Choisira-t-il de protéger la femme qu’il a été chargé de tuer, ou regardera-t-il la ville être dévorée par la guerre et la magie ?

Mon avis:

La Lune tueuse est la premier opus du nouveau diptyque de N.K. Jemesin. Les amateurs de fantasy n'ont plus besoin de présentation pour cette autrice qui s'est imposé dès ses premiers romans, comme une nouvelle voix forte. Après avoir remporté de nombreux prix, la voilà de retour. Alors verdict ? 

On met les pieds dans la Cité-Etat de Gujaareh, où la paix du peuple est assurée par l'ordre des collecteurs. Ces hommes, gardiens et récolteurs de la magie des rêves, décident de la vie et de la mort des habitants. Lors d'une confrontation, Ehiru, collecteur, va voir son Univers basculer, quand un complot va lui être dévoiler. Avec son apprenti sur les talons, il va devoir faire un choix: rester fidèle à sa foi, ou opter pour la vérité ? 

Les premières pages ont été délicates pour moi, car le moins que l'on puisse dire c'est que l'Univers crée par l'autrice, est riche et foisonnant. Il faut un peu de temps pour se l'approprier et en comprendre la subtilité et les valeurs. Mais une fois cette écueil franchi, c'est un vrai régal. 

Car les personnages se dévoilent d'une grande complexité qui nous invite à en apprendre plus. Ils doivent sans cesse se confronter à leurs croyances, et faire des choix qui peuvent signifier la vie ou la mort. Ils devient donc facile d'éprouver de l'empathie pour eux, ou de la détestation, car le lecteur doit choisir son camp. Ils fonctionnent d'ailleurs souvent par binômes: Ehiru et Sunandi, Ehiru et son apprenti, Ehiru et le prince de la Cité. 

Le style est très juste. Poétique par moments, direct et sans concession à d'autres, il maintient le lecteur la tête sous l'eau, le rapprochant d'un dénouement étouffant. On se plonge dans ses contrées mystiques, où on sent la construction que cela a demandé. Car Jemisin, a su créer une société complète dans toutes ses strates.

Et même si un second tome se profile (vite,vite...) , on ne quitte par Gujareeh avec un goût d'inachevé, mais plutôt avec l'envie d'un encore. 

Ma note: 18/20

Tag(s) : #N.K. Jemisin
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